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Obrigado, Thank you, Muchas gracias !

Un petit hommage à toutes ces personnes formidables rencontrées sur terre, dans l’eau et parfois même dans les airs. Et merci à Stromae pour le son.

Guatemala, la suite

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Guatemala, la suite

Monterrico

Une balade dans les mangroves au petit matin, un repos plaisant sur les bords du Pacifique avec les pêcheurs en trame de fonds, un ballet de dauphin à la tombée du jour sur cette plage de sable noir remuée par ses violentes vagues qui vous déséquilibrent et vous projettent au sol à la moindre inattention.

Le soir un pélican blanc squatte la rue et nous observe discrètement de son œil jaune. Nous nous gavons de fruits de mer et de ceviche (un cocktail de poissons, poulpes et/ou crevettes macérées dans du vinaigre, citron agrémenté de tomates oignons et épices), absolument délicieux.

Un point négatif et pas des moindres, la plage est pleine d’immondices laissées par les Guatémaltèques qui viennent y passer le week-end. En semaine, la ville est très calme, le week-end la plage est bondée. La chaleur sèche de cette ville et son sable brulant nous pousse à la quitter, avec à nouveau une étape imposée mais agréable à Antigua, nous y rejoingnons l’amie d’un ami de Claudia ! Quel petit monde !

Rio Dulce et Livingstone

En route vers le nord, direction la rivière de Rio Dulce, ces rives reposantes surplombées par un pont assez vilain il faut le dire. Mais l’ambiance y est sereine et reposante, c’est exactement ce que nous sommes venus cherchés. Du repos. 2 journées pleines de rien, c’est rare. Les conversations sont de plus en plus tournée vers le Honduras…, il est venu le temps de quitter le Guatemala. Pour cela, nous choisissons l’alternative bateau. Une ballade en Lancha avec de petites étapes bucoliques nous conduit vers la ville de Livingstone. Ni la pluie, ni les chocs répétés de nos fesses sur les sièges du bateau causés par les vagues n’entamerons notre moral, enfin…

Nous arrivons à Livingstone sous une pluie diluvienne. Notre seul refuge pour la journée sera la payote restaurant de l’hostel ou nous séjournons. Il pleut sans discontinuer. L’ambiance est… humide. La décision est prise de prendre dès l’aube un bateau puis un bus pour le Honduras. Le choix est fait en quelques secondes.

Le lendemain, le temps n’est guère mieux, nous squattons la barque et le bus de touristes qui avaient réservé à un prix exorbitant leur trajet vers le Honduras. Une bâche plastique fait office de couverture et de protection face à la pluie. La négociation pour le trajet se fait directement avec les capitaines et chauffeurs, résultat, nous payons près de moitié moins cher. Ne jamais rien réserver à l’avance, c’est la règle.

Le voyage est assez long, mais se fait sans soucis, le système est bien rodé. Nous débarquons à 14 heures au port de La Ceiba au Honduras pour embarquer vers Utila sur l’un des deux bateaux journaliers. Cette ile je l’attends depuis un sacré temps.

A l’embarcadère, nous faisons la rencontre de Tatiana, la co-gérante du Dive Shop Parrots, exactement là où je souhaitais aller. Tout roule, en un coup de fil elle organise notre arrivée. En débarquant, on nous attend à l’arrivé à Utila avec nos prénoms en fluo sur une petite feuille de papier. Ils ont écrit Gaëtan sans faute avec le tréma !

Les choses remarquables :

1- Les vigiles

Un petit commerce de proximité avec 3 boites de conserve et 4 fruits et légumes. A l’entrée, un vigil au regard menaçant avec ce qu’on pourrait appeler une arme de guerre. Flippant.

2- 2012

Les histoires liées au calendrier Mayas sont très présentes, les gens l’évoquent, y croient plus ou moins mais il y a aussi les fanatiques de la fin du monde et de l’invasion extraterrestre (non, non, ce n’est pas cloisonné). A San Pedro de La Laguna, un soir dans un bar se tenait une projection sur le calendrier Maya et la fin du monde qui l’accompagne. Mais cette fin semble davantage tournée vers un renouveau que vers un apocalypse hollywoodien. Tant mieux non ?

3- Les sept plumes de l’aigle

 « Entrer dans l’âge adulte est une naissance. C’est un passage difficile. Beaucoup le refusent parce qu’ils ne veulent affronter ni la souffrance d’être seuls, ni la liberté d’inventer leur propre vie. Jusqu’à ta mort et même au-delà tu devras grandir, grandir encore, devenir toujours plus adulte. Ne jamais prendre racine dans une communauté, dans une foi collective, dans un quelconque confort, voilà la loi du sorcier. Ne l’oublie pas, Luis. Si un jour tu te sens protégé, méfie-toi, le risque sera grand que tu retombes en enfance. Regarde l’aigle et apprends la liberté. »

Les sept plumes de l’aigle, Henri Gougaud, Editions du Seuil, 1995. Une belle rencontre s’accompagne toujours d’un livre. Merci Édouard.

C’est le Printemps et je suis ICI

Me gusta Guatemala… Me gustas tu…

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Bateau, bus, frontière, tampons, …

Le lac de Péten Itza

Le  vaste et limpide lac de Péten Itza se situe dans le nord du Guatemala.
Étape bucolique dans le village d’El Remate au bord du lac. Un petit village sur la route des ruines de Tikal. Une baignade dans le lac à la tombée de la nuit pour en savourer la fraîcheur et mieux s’imprégner du lieu.

Le lendemain, une arrivée aux aurores aux ruines Maya de Tikal. Le site est enfoncé profondément dans une jungle dense, peuplée de singes et de monos, d’arbres centenaires, et de pierres gorgées de vieux secrets. Pour en visiter l’ensemble, il est nécessaire, parait-il, d’y consacrer 3 jours. Des pyramides, des marches, encore des marches et des panoramas à couper le souffle. Les pierres s’élèvent vers le ciel et semblent vouloir communiquer avec lui. Un lieu déroutant et une preuve de l’incroyable puissance et grandeur de cette civilisation. D’impénétrables secrets semblent encore s’y cacher, est-il nécessaire de vouloir tous les dévoiler, peut-être est-il préférable de les laisser reposer dans cette nature débordante.
Un repos rapide sur l’île de Florès et une quête vaine de canoës nous pousse à prendre la route du sud, direction les eaux turquoises des bassins de Semuc Champey.

Semuc Champey

Au programme, exploration de grottes à la bougie, sauts de ponts, de rochers et de balançoires, balade en bouée, excursion dans la jungle pour s’y perdre et bien sûr baignadage.

Une petite retraite au cœur de la jungle pour apprécier sa sérénité, somme toute, très relative… Nos journées sont rythmées par nos tribulations à la quête de sensations fortes la journée et la nuit se transforme en de drôles de soirées endiablées. Le constat est clair, il n’est pas nécessaire d’être nombreux pour bouleverser une soirée s’annonçant sereine en fiesta déjantée, quand bien même nous sommes isolés de tout.
Nous croisons la route d’une bande de Chilienne et de Steffi, une allemande plutôt intrépide, pleine d’énergie et de sourires, Schuss Steffi. Et à bientôt, For Sure !!

Antigua

Une belle ville étape, à l’architecture coloniale. Des hôtels et restaurants avec des cours intérieures immenses, fleuries, au milieu de ruines. Des ruelles pavées, des portes et façades colorées, toute la gamme de couleur des bougainvilliers. Une fraicheur d’un autre temps m’emplie les poumons.
Et un lieu incroyable, l’hôtel San Domingo. Au milieu de ruines, d’une nature florissante avec pour arrière-plan les volcans Fuego, Agua et Acatenango, le tout rythmé par les cris de Haras aux couleurs arc-en-ciel. Le paradis terrestre n’est pas loin.

Le lac d’Atitlan

Encore plus au Sud. Un lac surplombé par des montagnes coniques. Les nuages s’y nichent tels des anneaux, les embrassent et s’amusent à les faire fumer.
Un repère de légendes ce lac.  Nous plongeons dans ses entrailles fraiches. Son message sera de nous amuser dans son ventre, de savourer son contact, d’y glisser, de se laisser porter, enfouir et avaler… Et cette plateforme qui s’ouvre sur son cœur. Merci Atitlan.

Les choses remarquables :

1-    Le bal des lucioles

A la nuit tombée, des centaines de petits points lumineux animent les abords du lac Péten Itza. Telles les étoiles du lac se mesurant à leurs grandes sœurs qui s’y reflètent. Magique.

2-    La douche électrique

Tous les hôtels n’ont pas d’eau chaude. Mais ceux qui en ont, sont équipés d’un système à première vue plutôt surprenant voire effrayant. La poire de douche est fixe et est reliée par deux fils électriques à l’alimentation. Je ne veux même pas imaginer ce qu’il se produit dans la petite poire mais voilà de l’eau toute chaude… Petite recommandation, une demande trop importante d’eau chaude peut conduire à une baisse de tension électrique, voire au risque de se retrouver dans le noir. Ça fait un peu peur, mais bon je fais confiance.

3-    Le cirque

Les artistes du cirque nous font rêver, nous surprennent par leur talent, leur savoir-faire et leur magie. A San Marco, nous rejoignons Nils un ami d’Igor qui vit dans une petite communauté d’artistes. Hula-Hoop, jongleries, contact, clowns, funambules. Les personnes du cirque affichent 2 visages. Celui de la journée, lors des répétitions et celui de la nuit lors des représentations. Je leur porte toute mon admiration pour leur talent d’une part, et leur capacité à nous faire croire que leur numéro est réalisé en toute simplicité d’autre part. Je me souviens d’Igor me disant que leur activité repose sur 99% de répétition pour 1% de représentation. Chapeau.

4-    Jésus a lavé mon slip

A San Pedro, Jésus est partout, sur les murs, les Tuc-Tucs, les vitrines, les enseignes publicitaires. L’agacement devient vite un amusement, l’objectif est de trouver la tournure la plus drôle. Pour moi ça reste « Jésus, la unica solucion », pas besoin de traduction.

5-    Igor, mi hermarno

Igor, rencontré au Belize vient de nous quitter pour un retour vers ses terres Brésiliennes. Après plus 2 semaines en sa compagnie, nous avons appris à nous connaître et à constater des points communs : endormir un poulet, une passion pour les masques en tout genre, les photos, les tours et devinettes, une soif de découvertes, d’aventures et une joie de vivre débordante sinon exubérante. Hasta luego mi hermano. Saudade.