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Le voyage est partout

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Le voyage est partout

Até logo Brasil !

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Wallace, Igor, Lumineiro, Nadja.

Retour sur la gigantesque ville de São Paulo, ses embouteillages, ses buildings et sa pollution, mais malgré tout heureux d’y retrouver des amis, Igor pour commencer et Dalena et Thomas mes amis sud-africains rencontrés à Bonito.

Cette ville, lorsqu’on s’y immerge pleinement vous ouvre de nombreuses portes et recèle, au delà de son premier aspect bétonné et vertical, une énergie positive débordante.

J’y débarque bourré de sentiments contrastés, la tristesse de quitter, la joie de retrouver, l’anxiété à partir ou plutôt à rentrer. Mes plans sont quelques peu chamboulés, l’étape São Paulo devait me conduire ensuite vers le Panama en vue de remonter l’Amérique Centrale et exercer en tant que Dive Master pour la saison, ce sera finalement retour en France. Je décide donc de profiter un maximum de mes derniers instants au Brésil.

A l’image de cette ville ce seront trois jours intenses, rythmés de virées nocturnes jusqu’à l’aube, de réveils aux aurores à moins que ce ne soit l’inverse, et de rencontres charmantes et étonnantes, à commencer par Nadja qui nous accompagna dans nos errances noctambules, Wallace le peintre, créateur, touche à tout, Lumineiro et sa bande de déjantés du groupe « Mustache e os Apaches » dont le dernier clip est un véritable délice que je vous laisse découvrir.

Ce fut l’occasion de découvrir un festival magique d’une grande poésie qui vous ramène aux délices de l’enfance tout en vous extirpant des sentiments profonds, le Festival de Teatro em Miniatura de São Paulo – FESTIM -, une joie pour les yeux et le cœur. Igor y faisait une prestation dont voici un extrait.

C’est donc le corps et l’esprit léger que j’ai quitté ce pays auquel je voue désormais un énorme attachement et une véritable passion.

Policia Federal

Quand l’administration vous rattrape. Les français qui font un séjour au Brésil sont limités à un visa de 3 mois, au delà, vous devez vous acquitter d’une amende forfaitaire de 320 R$ de 0 à 30 jours de dépassement auxquels s’ajoute 8 R$/ jour au delà des 30 jours pour atteindre un plafond maximum de 850 R$ soit environ 300€. Pour le paiement, rien n’est clair, au départ, au retour, c’est la grande question et le plus grand flou artistique. J’ai imaginé mille et une stratégies en vue de cette étape obligatoire, perte de passeport, histoire abracadabrantesque de voyages hors des frontières du Brésil et donc mentir, ce pour lequel je suis plutôt mauvais. Je prends donc l’option d’avoir l’argent à disposition au départ et de m’habiller en mode backpacker voyageur aventurier sans le sous qui se résumera plus tard par un raccourci plutôt honnête de mon frère « Tu es habillé comme un clodo », ce qui a le mérite d’être honnête.

A ma grande surprise, le passage à la police fédéral se réalise en à peine 30 secondes, je m’attendais à deux gros molosses amphétaminés au lieu de ça deux jeunes filles souriantes, quelques mots échangés, un grand sourire, une question portant sur mes tatouages (hors sujet), mais rien au sujet de cette amende, mon passeport est tamponné sans sourciller, ni même sans y jeter un œil… Je me suis soucié pour pas grand chose, on m’avait pourtant prévenu que ce serait simple, en effet vraiment simple. Merci la Policia Federal.

En France, il fait un temps de merde !

27898-43Les températures ont été en juillet 2013 « supérieures aux normales de près de 2°C plaçant ce mois de juillet au troisième rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, après 2006 et 1983 ». Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les mecs de Météo France, une belle transition ensoleillée comme un signe de bienvenue.

Festival le Manifeste – Troupe Pigmalião, la philosophie dans le boudoir

Juste le temps de poser mes bagages (les défaire sera une autre histoire) et le BrésilBonecos s’invite en France. Igor, Eduardo et le reste de la troupe Pigmaliao sont invités au Festival le Manifeste de Grande-Synthe pour y présenter le texte libertin de Sade « La Philosophie dans le boudoir ».

Et hop, après le Belize, le Guatemala et le Brésil, je retrouve mon pote Igor en France !

La pièce fait un carton, choquant, déluré, osé selon La Voix du Nord, ce ne sont que des marionnettes mais le réalisme de celles-ci en fait un spectacle déconseillé au moins de 18 ans.

Exposition Tcha House

Ma RueUn petit coup d’auto-promotion ; du 17 juillet au 17 août 2013, j’expose quelques photographies sur toile à la boutique Tcha House de Rennes. La thématique porte sur La Rue, rues du Mexique, du Guatemala, du Belize, de New-York, du Brésil et du Burkina-Faso. Toutes les toiles sont en vente pour un tout petit prix et vous pouvez également en commander sur ma boutique virtuelle, ICI.

Eu sou Breizhilien

gwen-ha-du bzhLe département d’Ille-et-Vilaine en Bretagne, d’où je suis originaire, n’avait pas encore donné de nom à ses habitants, les Conseillers Généraux viennent de voter et de choisir, nous serons désormais appelés les Brétilliens.

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J’avais quand même une préférence pour le Breizh-Illien (Breizh signifiant Bretagne), là pour le coup ça aurait été vraiment fun. Je trouve cela plutôt drôle, à une lettre prêt je serais Brésilien et aurai peut être moins de problème à obtenir et renouveler un visa… Et puis point de vue marketing, ça aurait été une superbe aubaine.
Drôle, pas drôle, à vous de juger
Peut-on rire de tout ? Un sujet sérieux doit il être traité avec humour ? Une cause sérieuse peut elle devenir drôle malgré elle ? La communication est une affaire de professionnels, là je pense que le ministère de la santé c’est bien fait rouler, chapeau à la boite de com’ pour cette perle « La chanson de l’AVC », youpi !

Brasil !

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Brasil !

Rio de Janeiro

Je quitte le New-York ensoleillé pour le Rio de Janeiro sous les nuages, dans la grisaille. Et il fait froid en plus. Mes représentations en prennent un coup. Pas grave. Direction Copacabana, j’adore ce nom, je le répète dans ma tête « Copacabana, Copacabana, Copacabana… », il y a des mots comme ça qui sonnent vraiment bien, un peu comme tancarville. Je suis accueilli par Léandra que j’ai contacté par le biais de Couchsurfing, et j y rencontre Lazaar un Croate déjanté qui est également hébergé chez notre hôte  A ce moment-là je constate être en total décalage. Plus aucun repère. Et bien oui, faut tout reprendre depuis le début en mode apprentissage, nouvelle langue, accent, nourriture, c’est parti ! La meilleure façon… apprendre une phrase utile, ce sera « Uma cerveja por favor ». Je me sens déjà mieux.

Beaucoup de gens disent que Rio est une ville incroyable, mouvante, le cœur du Brésil… C’est vrai. La ville, la plage, la forêt tropicale, et là-haut, le Christ Rédempteur qui semble veiller sur la cité de dieu.

Il est possible de passer de l’un à l’autre en quelques minutes, c’est fascinant. Je pars pour l’ascension du pain de sucre, du Corcovado, de Pedra Bonita et pour une soirée enivrante dans le quartier de Lapa le soir venu pour y « danser » le Forró en dégustant des caipirinha.

Quelques jours passent, une semaine, à déambuler de plage en plage, au hasard des rues, à user la semelle de mes nouvelles tongs.

J’ai prévu de rejoindre Igor, mon pote rencontré au Belize et avec qui nous avion baroudé jusqu’au Guatemala. Il habite à quelques heures de route vers le nord, à Belo Horizonte dans  l’Etat du Minas Gerais, Etat bien connu pour la fabrication de la Cachaça.

Belo Horizonte

7 mois que je n’avais pas vu Igor. Je me pose quelques questions « Est-ce que la rencontre va être la même ? Sommes-nous une autre personne lorsque nous voyageons ? Avons-nous changé ? Oui, non et non !

Igor m’interpelle avec un « Putain, bordel de merde !» Accolade, c’est reparti !

On baroude, visite de villes historiques, Ouro Preto (magnifique), Lavras Novas (paisible). Le nord de l’Etat du Minas Gerais ressemble à un mélange de Provence et d’Afrique (facile à imaginer non ? – c est un ressenti très, mais alors très personnel je pense), c’est aride avec de beaux cours d’eau et de belles cascades. On se cultive aussi, cirque (Paola Musatti et Vera Abbud – Pelo Cano), théâtre, concerts, courts métrages dans le cadre de la Noite Branca.

Les 10 jours ensemble passent très rapidement, on va se revoir, Com certeza !!

Ilha Grande

Pour changer, je décide de me rendre sur une île ! Accompagné de Cláudia que je n avais pas vu depuis 6 mois ! Au programme balades dans la jungle, sur les plages, il y en a plus de 100 et plongée bien entendu. Les poissons commencent à me manquer après trois semaines sur le planché des vaches.

Ilha Grande est un paradis de sérénité, les véhicules motorisés y sont prohibés, l’écotourisme y est développé et la faune et flore est vraiment protégée. Un lieu pour ceux qui veulent s’éloigner de la cacophonie hurlante des villes et se retrouver (en amoureux).

Les choses remarquables :

Havaianas

La tong ! Après la razzia de tongs que j’avais subi à Utila, je compte bien m’équiper d’une belle paire de Havaianas avec un magnifique drapeau brésilien. Un nombre incalculable de tongs de toutes couleurs. Le noir c’est sobre.

Elections

Les élections municipales viennent tout juste de se terminer. Un cirque incroyable. Des banderoles sur les façades des maisons, des drapeaux sur les voitures hurlants des slogans incompréhensibles rythme par des reprises de chansons a la mode, des fanions sur les vélos, un autocollant sur le museau d’un chien… C’en est trop, content que ce soit fini.

Publicité rafraichissante

Mais qu’est-ce qu’ils ont à s’arrêter près des panneaux publicitaires. Ça m intrigue, je regarde de plus près  Un petit bouton sur le rebord permet d activer un brumisateur. Ils sont forts les mecs du marketing. Ça me donne des idées  Le panneau publicitaire qui te parfume, qui t indique la direction à prendre, qui te fait une soufflette…

Açaï (prononcer a-ça-i)

Une baie issue d un palmier poussant principalement près de Belém au nord du Brésil. L’açaï est vendu sous forme de jus ou de sorbets accompagnes de fruits et granola. C est un très bon antioxydant et c est bourre d’énergie. Excellent.

Ça nage ?

Ça barbote. Il n existe pas vraiment une culture de la nage au Brésil. Les plages sont bondées  on se trempe les pieds, se mouille les mollets, joue avec les vagues, on s’éclabousse, un petit peu, pas trop, .. Passé les premiers mètres, plus personne. Une barrière invisible semble leur dire ¨Hop hop hop ! Pas plus loin les gaillards¨. Mais l’autre jour, je vois un brésilien se mettre à l eau et commencer un crawl. 1 min, 2 min, il s’éloigne. Houa ! Un brésilien qui nage. Il s’éloigne encore pendant plusieurs minutes jusqu’à n’être plus qu’un point. Sur le moment, je commence quand même à m’inquiéter pour lui. Et soudain… il se met debout. La vache ! Il n y a pas de fond !